11/09/2009 Premiers jours à Ouaga

Dimanche 30 août 2009.

 

Me voici donc bien arrivé a Ouagadougou. Asseta et moi vivons dans une maison confortable mais bien éloignée du goudron et du centre ville.

Nous avons 3 voisins dans notre cour. La maison se compose ainsi: une petite terrasse couverte, un salon, deux chambre (dont une sert effectivement de chambre, l'autre de cuisine), une douche interne avec WC à la « française ». Nous avons l'eau et l'électricité. Au niveau du confort nous n'avons pas à nous plaindre. En revanche la cuisine extérieure de notre voisin donne juste sur notre chambre et à l'opposé, de l'autre côté de la maison, il y a un élevage de porcs, peu odorants mais très bruyant. En ce qui concerne l'accès à la ville, nous sommes assez éloigné des routes goudronnées, ce qui, en saison sèche n'a pas trop d'importance, mais qui deviens un réel désagrément en  cette saison de pluie. En effet les voie sont engorgées d'eau et de boue. Il faut donc pas mal d'adresse pour arriver a bon port sans éclaboussures. Voilà pour les détails relatifs à notre lieu de vie.

     Je suis donc arrivée dans la nuit de mercredi à jeudi. Jeudi nous sommes parti rendre visite a Marcellin, un ami qui a étudié dans le domaine bancaire et qui a crée une société de conseil avec des associés. C'est lui qui aide Asseta  dans ses formalités pour obtenir ses visas. Nous sommes ensuite allés voir Charles, un ébéniste qui s'est lancé dans l'importation de produits « France au revoir » et qui essaye aujourd'hui de développer une société prestation de services dans le bâtiment (fournitures + artisans). Jeudi soir, rendez-vous avec Marcellin pour tracer le programme qui doit nous mener aux fiançailles avec Asseta (voir chapitre fiançailles en noir et blanc). Vendredi à Lundi, retrouvailles avec les Ouagalais et Ouagalaises (il semble que la nouvelle appellation soit Ouagavillois(e)(s)).

    Mardi 1er, peu après l'appelle de la prière (vers 4 heures du matin) une pluie dense et ininterrompue s'abat sur la ville. Comprenant que celle-ci va durer, nous nous accordons une grâce matinée. Vers 8h30, quelqu'un frappe à notre fenêtre. C'est une tante d'Asseta, accompagnée de son mari qui viennent s'abriter chez nous. Leur maison à été inondée à hauteur de genoux. Nous constatons alors que nous avons beaucoup de chance car le couple en question habite à quelques centaines de mètres de chez nous mais dans notre cas, l'eau ne monte pas. Nous entendons ensuite un bruit sourd; une maison voisine, en banco (terre battue), s'effondre. Ce n'est que vers 16h00 que la pluie va cesser. L'eau et le courant reviennent progressivement. Nous passons à la boutique voisine et regardons quelques minutes le Téléviseur qui diffuse en boucle les images des dégâts causés. Et comme toujours, ce sont les quartiers les plus modestes, qui ont subi le plus de dommages, en raison des matériaux utilisés pour les constructions d'une part, à cause du manque d'infrastructures vouées à l'écoulement des eaux d'autre part. Néanmoins un grand nombre d'administrations ont été touchées, ordinateurs et paperasses en flottaison…

   Ainsi, les jours qui suivent sont une succession de constations et d'échange de nouvelles, relatifs à la pluie. Et puis, petit à petit, le quotidien de ceux qui n'ont pas été touchés reprend le dessus.



11/09/2009
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